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Date de création : 18.03.2011
Dernière mise à jour : 10.12.2013
2252articles


cinema

pétition pour sauver le cinéma africart

Publié le 30/09/2011 à 00:37 par observatoire-medias-tunisiens Tags : article film
  • Tunisie - Une pétition pour sauver le cinéma Africart

    29/09/2011 -
    Une pétition est actuellement en ligne sous le titre de «Sauvons le cinéma Africart».

    En effet, et suite aux évènements de juin dernier lors de la projection du film de Nadia Fani (lire notre article à ce sujet), la chaîne El Mouradi refuserait, selon ce document, de renouveler le bail de la salle de cinéma qui sera donc, de ce fait, fermée.

    La pétition incrimine la chaîne hôtelière et le ministère de la Culture, «passif, qui ne prend pas position», indique le document.
    El Mouradi ne devrait pas tarder pour  communiquer à ce sujet.

1er long metrage d'animation

Publié le 12/06/2011 à 15:41 par observatoire-medias-tunisiens Tags : femme belle article histoire film

Interview - Taieb Jalouli, réalisateur du premier long métrage d’animation tunisien

« J’ai placé la barre, très haut… » Taieb Jalouli a plusieurs cordes à son arc. Décorateur, producteur et réalisateur, il a longtemps roulé sa bosse sur les tournages étrangers en travaillant avec les plus grands cinéastes du monde ce qui lui a permis d’acquérir une belle expérience qu’il met aujourd’hui à profit pour on premier long métrage d’animation. Trois ans qu’il cavale pour réaliser cette fiction tirée du conte des « Mille et une nuits » : « Les aventures de Dalila la rusée ». Explication.


  Le Temps : vous réalisez actuellement un long métrage d’animation en 3D, ce qui constitue une première en Tunisie, qu’est-ce qui a motivé votre choix de tourner dans ce format ?   Taieb Jalouli : cela fait trois ans que je suis en train de réaliser le premier film tunisien d’animation en 3D. Au départ, je me suis aperçu que nous avions des compétences en Tunisie mais qu’elles n’étaient pas canalisées, autrement dit, des jeunes issus de l’université qui maîtrisent la 3D mais qui ne savent pas faire des films d’animation en 3D. Puis, je veux faire ce genre de cinéma parce que moi-même je suis féru de films d’animation. Je n’en rate pas un seul qu’il soit américain, français ou japonais. Il manque à notre cinématographie cette facette de cinéma d’animation. Je m'y suis mis en hissant la barre très haut. Très vite, avec mon équipe, je me suis attaqué à un film d’animation de facture internationale de la trempe de Walt Disney. *Un film de fiction nécessite des moyens spécifiques. Quels moyens avez-vous mis en œuvre pour faire aboutir votre projet à terme ? -J’ai fait appel à une vingtaine de diplômés de l’université qui sont en train de parfaire leur formation en travaillant sur ce film. Je pense que nous avons atteint un niveau très élevé et que nous sommes capables de réaliser des choses intéressantes au niveau des effets spéciaux en adoptant des techniques de composting des images, ce qui permettra à ces jeunes d’être un jour sur le marché pour faire du cinéma comme effetistes ou comme animateurs. *Il s’agit d’une histoire tirée du conte des « Mille et une nuits ». -Effectivement, c’est l’histoire d’une femme Dalila qui vit des aventures exceptionnelles. Le récit est très librement adapté des « Mille et une nuits ». Nous l’avons écrit à plusieurs mains, mais comme tous les contes, il aborde la lutte entre le bien et le mal et le triomphe du bien à la fin du film. Mais l’important est qu’il s’agit là d’une première d’un cinéma nouveau en Tunisie. *Un tel film nécessite un budget important. Comment avez-vous envisagé son financement ? -C’est un film dont la conception nécessite beaucoup de temps et de moyens financiers. Du reste, il a bénéficié d’une aide à la production de 500 mille Dinars accordée par le Ministère de la Culture et d’une aide de l’ordre de 30 mille Euros de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Ce qui fait un budget total de 2 millions de dinars. La somme parait énorme mais dérisoire dans le reste du monde. Nous sommes à un centième de ce que coûterait un film américain. En Europe, un tel film coûterait 15 millions de dinars. *Toutes les salles en Tunisie ne sont pas équipées en 3D. Comment allez-vous vous y prendre pour que la sortie de votre film se déroule dans les meilleures conditions ? -Nous espérons que le film sortira sur les écrans au début de l’année prochaine. Il existe, en Tunisie, un réseau de petites salles pour les films en relief qu’on voit avec des lunettes polarisantes. Nous avons prévu une version arabe pour la sortie nationale et deux autres versions française et anglaise pour son exploitation à l’étranger. J’estime que l’équipe et moi-même sommes en train de vivre une expériences unique qui fera date dans l’histoire du cinéma tunisien. Propos recueillis par : Inès Ben Youssef

un centre national de cinema ,pourquoi

Publié le 10/06/2011 à 18:25 par observatoire-medias-tunisiens
  c
 
 
Chronique Pourquoi un Centre National du Cinéma ? La reprise de l’activité cinématographique semble difficile pour les cinéastes, qui depuis le 14 janvier, n’arrivent pas à mettre en marche leur projet de film. La léthargie touche tout le secteur de l’audiovisuel y compris la télévision publique. Il n’ y aura pas de feuilletons pour le prochain ramadan. Sauf quelques documentaires tournés au lendemain de la révolution, les fictions vont devoir rester pour quelque temps à l’état de projet et ce, faute de moyens financiers.
  Pour redynamiser cette activité cinématographique, en léthargie en ce moment, les professionnels du cinéma propose l’accélération de la création d’un Centre National du Cinéma (CNC) qui doit être selon le producteur Habib Attia « doté d’une autonomie à la fois financière et décisionnelle », lui permettant d’assurer le financement public et privé du cinéma.   Pour ce faire, Férid Boughedir, réalisateur de « Halfaouine » et « Un été à la Goulette », suggère de s’inspirer de l’exemple du Maroc, qui « grâce à son CNC a réussi très vite avec une seule loi sur les recettes de la télévision à multiplier par cinq sa production ». L’intérêt d’une telle institution est qu’elle a une large part de manœuvre dont ne dispose pas la direction de l’audiovisuel du ministère de la culture. A titre d’exemple, prélever des recettes et les répartir en fonction des besoins du secteur. La mise en place d’un tel mécanisme peut relancer la production de films surtout que la dernière commission d’aide à la production a accordé des subventions à neuf longs métrages : « Mille feuilles » de Nouri Bouzid, « A la recherche de Cheikh Moheiddine » de Naceur Khemir, « Jeudi après-midi » de Mohamed Dammak, « Les petites mains » de Moufida Tlatli, « La Reine vagabonde » de Hmida Ben Ammar, « Bastardo » de Néjib Belkadhi, « Tunis blues » de Lotfi Achour, « Loups et chiens » de Lassaâd Dkhil, « Ali Raïs » de Mourad Ben Cheikh et une dizaine de courts métrages sans compter les documentaires. Toutefois, le problème du marché se pose avec acuité, car il ne peut y avoir de production sans diffusion. « L’implantation de multiplexes est une urgence » estime Habib Attia. Est-ce que cela résoudra-t-il la question de l’exploitation des films lorsqu’on sait que le Tunisien a déserté depuis longtemps les salles et a pris d’autres habitudes. Toute une stratégie doit être mise en œuvre pour relancer le secteur et redonner envie au spectateur de retourner en salle. Cela exige du temps et de l’investissement. Pour le moment, des experts juridiques, fiscaux et financiers français sont attendus incessamment pour préparer avec les professionnels tunisiens des textes législatifs qui seront soumis au Premier Ministère en vue de leur adoption. La plupart des cinéastes tunisiens espèrent que l’instauration d’un CNC est la meilleure opportunité pour le développement et l’épanouissement du cinéma tunisien. C’est pourquoi l’accélération du processus de création de ce Centre est un impératif urgent dont le retardement peut infliger des conséquences désastreuses. Inès Ben Youssef

cinema tunisien- clichés

Publié le 04/06/2011 à 13:57 par observatoire-medias-tunisiens Tags : chez france film annonce cinema actualité vie

| Samedi, 04 Juin 2011 07:00

Cinéma-Tunisie: Ni jasmin, ni hammam… Assez de clichés!

 

«Plus jamais peur», documentaire tunisien de Mourad Ben Cheikh, traite de la Révolution de la dignité et pas celle du jasmin. Après avoir participé aux Festival de Cannes 2011, il est actuellement aux salles de l'AfricArt, d'Amilcar et de l'Alhambra. Rencontre avec Habib Attia, producteur du film.

poster-plus-jamais-peur-010611«Cette révolution tunisienne n'est pas le fruit de la misère, mais plutôt le cri de désespoir d'une génération de diplômés. Ce n'est, ni la révolution du pain, ni celle du jasmin... Le jasmin ne sied pas aux morts, il ne sied pas aux martyrs. Cette révolution est celle du dévouement d'un peuple... Plus jamais on n'aura peur pour cette nouvelle Tunisie!». C'est la réplique phare de «Plus jamais peur». Réalisé par Mourad Ben Cheikh, le film est produit par Ciné Téléfilm.

«Challenge remporté»

«Plus Jamais Peur» figure dans la sélection officielle du Festival de Cannes 2011. Habib Attia producteur du film nous en parle : «La sélection de «Plus Jamais Peur» à Cannes a été déterminante et sera déterminante sur la carrière économique du film. Notre problème était que la date choisie par le Festival de Cannes était relativement tardive, le 22 mai. C'est-à-dire l'avant-veille de la clôture du festival. La plupart des distributeurs, exploitants, vendeurs internationaux étaient déjà partis». Heureusement que le producteur s'est trouvé un gilet de sauvetage. «Mon objectif était de placer le film chez un vendeur international (...). Et on a fini par en trouver avant d'aller à Cannes. Il s'agit de Films Boutique, vendeur international allemand appartenant à Flims Distribution dont le siège est à Paris» nous a confié Habib Attia. Et il poursuit : «On a pu vendre le film en plusieurs territoires et en premier lieu en France. D'ailleurs, on a signé avec le distributeur français KMBO (...). Le film sortira en France en octobre avec un minimum de 20 copies. Et ça, c'était vraiment un challenge que je suis extrêmement fier d'avoir remporté».

La Révolution, ça vend !

HABIB-ATTIA-010611«Le film a déjà été sélectionné dans trois festivals. Le Festival de Sheffield, le Festival de Taormina en Sicile et un autre festival en Argentine. Nous avons ciblé des festivals se tenant dans des territoires différents. Il y a une industrie derrière chacun de ces festivals. C'est comme ça qu'on espère que le film se vende» ambitionne Habib Attia. La première vie de «Plus jamais peur» s'annonce longue et réussie. Sa thématique lui donne un potentiel important dans l'industrie du cinéma. Le producteur en est conscient. «Qu'on le veuille ou pas, il est rattaché à une actualité qui le sert d'un point de vue de la production. Mais puisqu'il n'a aucune appartenance politique, je pense que même si on le voit dans cinq ans, le film sera toujours intéressant» dixit Habib Attia.

Jasmin, hammam et... clichés

Certains critiques, observateurs voire même producteurs relèvent que les distributeurs et les coproducteurs européens sont souvent attirés par les clichés, un certain exotisme made in Tunisia. Le producteur de «Plus Jamais peur» reconnait l'affluence de cette tendance : «Je suis anti-clichés. J'en suis très conscient. Les clichés du hammam, la virginité et compagnie, tous ces clichés qui veulent que la société arabo-musulmane et tunisienne, en l'occurrence, soit confinée dans une certaine perception traditionaliste, néocolonialiste. Moi, je suis contre». Est-ce que ce regard stéréotypé de l'industrie cinématographique du nord persiste après la Révolution? «Oui, par exemple, le fait que notre révolution soit qualifiée de Révolution du Jasmin. Ça suffit ! On est contre ça. Et dans le film, on le dit clairement. C'est une révolution de la dignité» répond Habib Attia.

Notre interlocuteur reprend la parole : «Je ne sais si ça va changer ou si on va aller vers de nouveaux clichés. Mais il faut se dire la coproduction est importante pour les films tunisiens. On n'a pas un marché qui peut garantir au film une vraie rentabilité et de la visibilité. Et donc, il faut choisir les bons partenaires». Et il martèle : «Il est temps qu'il y est une certaine équité entre les différents producteurs».

documentaire egyptien sur notre revolution

Publié le 01/06/2011 à 12:43 par observatoire-medias-tunisiens

Film documentaire égyptien sur la révolution tunisienne ''Moi et l'Agenda..Tunisie'' - La jeune réalisatrice égyptienne, Nivine Chalabi entamera à partir du 3 juin, en Tunisie, le tournage d'un film documentaire sur la révolution tunisienne intitulé ''Moi et l'Agenda..Tunisie'', une coproduction tuniso-égyptienne.


  La réalisatrice se déplacera, à cette occasion, dans plusieurs villes tunisiennes dont la capitale, Sidi Bou Zid et Sousse, pour cueillir des témoignages sur l'injustice sociale, le déséquilibre régional et le népotisme du clan Ben Ali et ses spires, à l'origine de la colère populaire.   Le jeune tunisien Hamza Belhaj prendra part à ce film en tant qu'assistant réalisateur. Nivine Chalabi a, à son actif, plusieurs films documentaires. Natif de Sousse, Hamza Belhaj est l'auteur du court métrage ''Assakaf'' (le toit) qui faisait partie des films ayant participé à la session 2007 du festival international du film amateur de Kélibia. (TAP)

festival du cinema africain

Publié le 01/06/2011 à 01:07 par observatoire-medias-tunisiens Tags : image film news afrique cinema maroc burkina niger

Festival du cinéma africain: 3 films tunisiens en compétition et rétrospective « Cinéma, censure et démocratie »

Culture, news/">News | sabra.mansar | 31 mai, 2011 à 16:00
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Le cinéma tunisien sera largement présent cette année à la huitième édition du Festival du cinéma africain de Tarifa (FCAT, Espagne) qui se tiendra du 11 au 19 juin 2011, à l’initiative de l’Association Al Tarab, révèle M. Filip Hruby, chargé de communication extérieure du Festival.

Devenu l’un des rendez-vous majeurs du film africain en Europe, le festival a sélectionné cette année, a-t-il indiqué, trois films tunisiens dans les trois sections de la compétition officielle : « Rêve africain », « De l’autre côté du Détroit » et « L’Afrique en court ». Au total, 33 films sont en lice en provenance de 16 pays africains (Tunisie, Maroc, Algérie, Egypte, Afrique du Sud, Kenya, Burkina Faso, Mali, Zambie, Ouganda, Mozambique, Ghana, Bénin, Cameroun, Sénégal et Niger).

Dans la catégorie des 10 long-métrages retenus pour leur originalité et force créative, pour la section « Le rêve africain », figure « Vénus noire » d’Abdellatif Kéchiche.

interview ferid boughdir

Publié le 27/05/2011 à 11:24 par observatoire-medias-tunisiens Tags : 2010 france article film cadre concours gratuit maroc
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Entretien - Férid Boughedir, cinéaste Tous ensemble pour un même idéal Fidèle au festival du film de Cannes, notre cinéaste national Férid Boughedir, s’y rend chaque année depuis qu’il était critique, puis en tant que cinéaste notamment avec son film « Halfaouine », et aussi comme membre de jury. Cette année, il a animé l’hommage posthume consacré au père du cinéma tunisien Tahar Chariaâ et la réunion avec le CNC dans le but d’étudier les perspectives de développement d’une coopération franco-tunisienne dans le domaine du cinéma. Dans cet entretien, il nous fait le point.
  Le Temps : L’hommage que vous avez organisé à Cannes était-ce votre idée ?   -Il s’agit d’une idée commune entre Mohamed Chalouf, un des fils spirituel de Tahar Cheriaâ, et moi. C’est grâce à Tahar Cheriaâ que j’ai compris très tôt que le cinéma était plus qu’un divertissement et qu’un film pouvait être d’une richesse exceptionnelle. C’est donc lui qui m’a fait aimer le cinéma et m’a donné l’envie de devenir réalisateur. Je suis passé par les ciné-clubs qu’il a développés. Il a poussé Omar Khlifi à réaliser son premier film « L’aube ». Il a encouragé le cinéma amateur en équipant les clubs en caméras, pellicules et permis aux films le développement gratuit. Il est d’abord le père du cinéma tunisien. Après, quand il a créé les JCC, il a fait en sorte que la compétition officielle soit ouverte à deux régions dont faisait partie la Tunisie : le monde arabe et l’Afrique. Comme il venait des ciné-clubs, il défendait le cinéma en tant qu’art et était contre le cinéma commercial. C’est lui qui a donné leur chance aux films de Youssef Chahine et Tawfik Salah en les diffusant en Tunisie alors qu’ils étaient interdits en Egypte. J’ai déjà organisé un hommage à Cheriaâ de son vivant dans le cadre des JCC 2010. J’ai espéré que Ouagadougou organiserait un hommage à ce père du cinéma africain, qu’il a défendu lorsqu’il était directeur à l’Agence de la francophonie. C’est d’ailleurs avec le concours de cette Agence que nous avons organisé l’hommage à Cannes. J’ai pris en main la conception de la brochure, de la table ronde et invité les cinéastes qui l’ont connu comme Tawfik Salah, Souleiman Cissé et ont voulu apporter leurs témoignages. Nous avons projeté le film sur Tahar Cheriaâ réalisé par Mohamed Chalouf. La Chambre syndicale des producteurs de films tunisiens nous a aidés en cela. Pour ma part, j’étais chargé de l’animation du débat auquel j’ai donné une note d’espoir qu’aurait aimé Tahar Cheriaâ. Durant 40 ans, Cheriaâ et Sembene Ousmane ont porté notre espoir d’un cinéma africain indépendant du nord. J’ai essayé de faire revivre cet esprit. Serge Toubiana, originaire de Sousse, actuellement président de la cinémathèque française a manifesté son envie d’organiser un hommage à la cinémathèque française en programmant les films qu’il a soutenu comme par exemple : « El moutamaridoun » (Les rebelles) de Tawfik Salah. L’hommage a été émouvant grâce à l’enthousiasme de l’assistance. C’est l’esprit de solidarité sud-sud qui a régné. C’est une véritable renaissance. J’ai même pleuré en imaginant que Tahar Cheriaâ était avec nous. *Trois générations ont été célébrées cette année à Cannes, c’est exceptionnel. Est-ce l’effet de la révolution qui a aidé à cette réconciliation entre les cinéastes? -Ce qui est magnifique cette année à Cannes, c’est qu’il y a trois générations de cinéastes. La génération de Tahar Cheriaâ est celle des fondateurs, des pionniers. L’autre génération est celles des années 85, celle de l’âge d’or du cinéma tunisien où certains sujets considérés tabous étaient traités dans les films. Cette génération était présente en la personne de Nouri Bouzid qui a été décoré de la plus haute distinction française : la légion d’honneur remise par Frédéric Mitterrand qui a senti que la France était coupable de n’avoir pas vite compris la révolution tunisienne. Pour se racheter, il a fait un très beau geste. Cette année, le pays invité est l’Egypte. Nous, on était un peu frustré car nous étions les premiers à commencer la révolution. Frédéric Mitterrand a voulu rattraper le coup en faisant participer les Tunisiens à l’ouverture de Cannes avec la montée des marches. Il y avait toutes les générations : Bouzid, Zran, Amine Chiboub, Bahri Ben Yahmed etc. Bien sûr, Mourad Ben Cheikh est au centre avec son film qui est programmé dans le cadre d’une séance spéciale. Certains ont fait une guerre artificielle entre vieille et jeune générations alors qu’il est seulement question de financement. Comment tous ensemble, nous allons construire un cinéma grâce à la vieille génération de Tahar Cheriaâ. La réconciliation est possible pour les jeunes. Ensemble, nous travaillerons pour un même idéal : que le cinéma serve à exprimer la Tunisie sous toutes ses facettes : politique, sociale et culturelle. *En quoi la réunion avec le Centre national du cinéma français est-elle porteuse d’un nouveau projet pour le développement du cinéma tunisien ? -Le Maroc a réussi très vite avec une seule loi sur les recettes de la télévision à multiplier par cinq sa production. Le Maroc a un CNC et nous, non. La différence est que le CNC peut faire ce que le ministère de la Culture ne peut pas faire. Ce dernier encadre le cinéma, accorde des subventions plafonnées. Un CNC a l’indépendance financière c’est-à-dire qu’il peut faire deux tâches : la première, prélever des recettes et la deuxième : répartir ces recettes aux secteurs qui en ont besoin : salles, films, multiplexes etc. Or cela on peut le faire car le service cinéma d’une administration ministérielle n’a pas le droit de toucher de l’argent même si une loi existe. Par exemple en France, la culture et la communication sont réunies en un seul ministère, ce qui permet de prélever les recettes de la télévision qui seront versées non pas aux chaines de télévision mais à des producteurs privés français qui feront avec l’argent des téléfilms qu’ils proposeront aux télévisions. C’est ce genre de système qu’on essaie de construire dans notre pays *ce serait donc une copie du système français ? -Non pas tout à fait. Mais un CNC ne peut exister s’il n’y a pas de mécanisme de financement et de loi sinon, il restera une coquille vide. Ce système permettra d’accroitre la production de films et de téléfilms qui sera diffusée à longueur d’année et non plus seulement au mois de ramadan. Par conséquent, la réunion du CNC qui a eu lieu à Cannes vise essentiellement l’expertise. Nous avons suggéré l’envoi en Tunisie d’experts juridiques, fiscaux et financiers avant la fin du mois de juin prochain pour préparer des textes que nous allons soumettre au premier ministère. Nous allons également consulter les belges qui ont le système de taxe Sheltter qui leur ramène beaucoup d’argent. Ils exonèrent d’impôt les grandes sociétés industrielles qui veulent investir dans le cinéma. Nous allons nous concerter aussi à ce sujet avec les Marocains. Propos recueillis par : Neila Gharbi - le temps 27/5/2011

documentaire:plus jamais peur

Publié le 22/05/2011 à 18:54 par observatoire-medias-tunisiens Tags : film cadre femmes vie

Tunisie : "Plus jamais peur"

Un documentaire émouvant de Mourad Ben Cheikh sur la révolution tunisienne

 

 

Tout comme les Egyptiens, les révolutionnaires tunisiens sont sur la Croisette. Un documentaire du réalisateur Mourad Ben Cheikh sur la révolution dans son pays a été projeté en séance spéciale. L’oeuvre témoigne d’une expérience politique qui fait figure de cure pour le peuple tunisien.

Le cinéaste tunisien Mourad Ben Cheikh a filmé au cœur de la révolution qui a conduit au départ de Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier dernier en Tunisie. Le résultat :La Khaoufa Baada Al’Yaoum (Plus jamais peur) dévoilé ce vendredi en séance spéciale dans le cadre de l’hommage cannois à la révolution tunisienne. Dépression et thérapie. L’histoire que Mourad Ben Cheikh s’apprête à raconter est de cet ordre-là : la révolution tunisienne s’apparente à un remède à toute la « pourriture » générée par la dictature instaurée par Ben Ali. A travers trois personnages, la militante des droits de l’Homme Radhia Nasraoui, la cyber militante Lina Ben Mhenni et le journaliste indépendant Karem Cherif, le document revient sur les évènements qui ont bouleversé la vie des Tunisiens et, aujourd’hui, le monde arabe.Chacun d’eux, notamment les deux femmes, sont les visages de l’avènement de la démocratie en Tunisie. L’avocate Radhia Nasraoui représente la lutte longue et acharnée pour les droits de l’homme. Elle fera notamment une longue grève de la faim en 2003 pour exiger la fin du harcèlement dont elle et sa famille font l’objet. Son époux, Hamma Hammami, le dirigeant du Parti communiste ouvrier tunisien (PCOT), sera d’ailleurs maintes fois arrêté. Il se trouvait encore dans les geôles tunisiennes quand ses compatriotes réclamaient le départ de Ben Ali.

La liberté : le prix de la guérison

Lina Ben Mhenni, quant à elle, rend compte du rôle prépondérant du Net et de la jeunesse dans cette révolution. De même, la présence de ces activistes dans Plus jamais peur illustrent l’implication des femmes dans un combat pour la liberté qu’un épicier de Sidi Bouzid, Mohamed Bouazizi a commencé en s’immolant par le feu après avoir reçu une gifle d’une policière. La police, cheville ouvrière, de la dictature de Ben Ali. Les témoignages et les manifestations contre l’ancien régime tunisien attestent du ras-le-bol des Tunisiens face à cette répression.Ce trait caractéristique du régime Ben Ali serait apparu au début des années 90, confie Radhia Nasraoui. Le passé de l’ancien président tunisien dans les Services de renseignement de l’armée, son passage dans la Roumanie de Ceaucescu et la victoire politique qui assoit son pouvoir - l’éradication du mouvement islamiste Ennhada - expliquent "l’expertise" de Ben Ali en la matière.

Outre les faits et les dures images des morts et des victimes ensanglantées, c’est la mise en mots du malaise des Tunisiens qui émeut. Une proche de Karem Cherif ose parler de la honte des Tunisiens quand ils se rendaient à l’étranger parce qu’ils toléraient une dictature. L’émotion est portée à son comble quand Radhia Nasraoui évoque ceux qui se sont battus pour la liberté et qui, malheureusement, n’ont pas l’occasion de la savourer parce que le rouleau compresseur du pouvoir Ben Ali a eu raison d’eux. Plus jamais peur nous fait pénétrer dans l’intimité d’un peuple qui souffrait en silence mais qui a réussi à se libérer de son bourreau. L’exemple n’en est que plus remarquable.

Plus jamais peurest le premier film de Mourad Ben Cheikh. Il concourt à ce titre pour la Caméra d’or qui distingue la meilleure première œuvre présentée au Festival de Cannes en Sélection officielle (Compétition, Hors compétition et Un Certain Regard), à la Semaine de la critique ou à la Quinzaine des réalisateurs.

Source: ”Afrik.com” Le 21-05-2011


entretien avec le réalisateur de Plus jamais peur

Publié le 21/05/2011 à 11:50 par observatoire-medias-tunisiens Tags : homme travail histoire film amitié artiste

Entretien - Mourad Ben Cheikh, réalisateur de Plus jamais peur «Ni le PCOT, ni Ennahdha n’ont fait la révolution et Hamma Hammami n’est pas au centre du film» De notre envoyée spéciale Neila Gharbi -La révolution tunisienne lui a permis de se trouver au festival de Cannes où il la représente dignement avec un documentaire qui mêle la grande histoire avec la petite histoire personnelle de trois personnages emblématiques : une militante, une blogueuse et un journaliste. Présenté en projection de presse le film a permis de découvrir la Tunisie à travers le regard de Mourad Ben Cheikh qui a retrouvé sa dignité de citoyen et de cinéaste.


  - Quelles ont été tes impressions lorsque tu as appris que ton film a été sélectionné par le festival de Cannes ?   Je n’ai pas eu le temps d’en rêver. Tout cinéaste peut rêver qu’un jour son film soit sélectionné à Cannes, à Venise ou à Berlin. Mais là, je n’ai pas eu le temps de réaliser ce rêve. Habib Attia, le producteur a envoyé une copie de travail et nous avons appris sa sélection à la séance spéciale après la conférence de presse du festival c’est-à-dire au mois d’avril. J’ai donc dû redoubler d’effort pour que le film soit prêt à temps. Il restait beaucoup de choses à finir. J’ai travaillé dans l’urgence, ce qui a été très dur. - Quand as-tu eu l’idée de réaliser ce documentaire sur la révolution ? Plutôt que l’idée, c’est le désir, la nécessité voire le devoir qui ont été déterminants. Quand j’ai décidé de commencer à tourner, Habib m’a demandé d’écrire un projet. Je lui ai fait savoir que je n’en avais pas. On a alors inversé l’approche classique par rapport au développement d’un projet en me lançant directement au tournage alors que l’ambiance vibrait aux slogans lancés le 14 janvier. C’est en touchant à cette matière vivante que j’ai pu trouver l’idée qui tournait autour de personnages emblématiques pour construire le film. Cette idée est celle de la peur qui constitue l’ossature à partir de laquelle se développent les différentes facettes du film. - Comment as-tu fais le choix des personnages. Est-ce par amitié ou par pur hasard ? Par obligation et par nécessité logique. Radhia Nasraoui est un personnage qui s’impose en raison de son histoire, d sa trajectoire ainsi que le nombre d’années qu’elle a passé à soutenir les causes humaines, les droits de l’homme et la lutte contre la torture en Tunisie. Lina Ben Mami a un rôle déterminant dans le déroulement de cette révolution. Elle et tous les blogueurs tunisiens. Karem est le représentant typique de ceux qui ont renoncé à leur métier et leur temps pour exercer pleinement leur rôle de citoyen. Il a troqué sa plume contre un gourdin et resté pour défendre sa maison, son quartier et sa citoyenneté. Voilà pourquoi ces personnages ont été choisis. On a vécu ensemble des moments historiques comme ceux de la Casbah, la chute du RCD et les manifestations euphoriques de Sidi Bouzid.  - Ne craints-tu pas qu’on taxe ton film d’être partisan de Hamma Hammami, chef du PCOT ? Ca serait réducteur. Ce n’est pas la réalité du film, car à aucun moment, je ne l’interpelle comme homme politique. J’ai choisi des personnages emblématiques. Il se trouve que Radhia en est une et qu’elle est mariée à Hamma Hammami. J’aurais éliminé Radhia, je n’aurais pas traité certaines questions importantes de la même manière. Dans le film, je n’ai fait l’apologie de personne. Je me suis posé à côté de certaines personnes pour partager certains moments de la grande et de la petite histoire. Par ailleurs, j’ai confiance dans l’intelligence et la capacité des spectateurs à faire la part des choses. - Considères-tu que Hamma Hammami a joué un rôle dans la révolution? Je ne pense pas que ni Hamma, ni les islamistes ont joué un rôle important dans cette révolution ? Personne ne le pense. Ca me parait une évidence. - Il reste tout de même un personnage qui symbolise un parti Bien évidemment. Il symbolise une forme de lutte. Il a subi lourdement le joug du pouvoir et de la dictature. Il a payé de lui-même comme tant d’autres en disant non dans un pays où tout le monde disait oui. Je ne veux pas qu’on focalise sur Hamma Hammami qui n’est rien d’autre dans le film que le mari de Radhia Nasraoui. Il ne figure pas au premier plan. - Dans ton documentaire le fil conducteur serait-il l’artiste dont tu as caché le visage ? C’est un artiste qui suit une thérapie artistique, qui à travers sa propre sensibilité, ses peurs, ses moments d’euphorie pour la révolution est très représentatif de ce qu’est la révolution tunisienne. L’oeuvre de cet artiste, dont je ne peux révéler le nom, est importante parce qu’elle résume à la fois le parcours de tout un peuple mais aussi la trajectoire de quelqu’un qui est très représentatif du rêve de ce peuple tunisien. C’est pour cette raison qu’il trouve pleinement sa place dans le film et qu’il en est l’un des moteurs principaux. La séance que j’ai tournée avec lui est une séance de thérapie réelle que j’ai tourné en temps réel sans aucune intervention de ma part. J’ai juste accompagné sa genèse. Sa présence ponctue le déroulement narratif du film. - Le tag « Plus jamais peur » dont tu te sers comme titre de ton documentaire a-t-il été inventé par toi ou existe réellement ? C’est un des tags qui ont fait leur apparition en Tunisie après le 14 janvier sur plusieurs murs et dans plusieurs villes. Ce slogan existe bel et bien. J’avais l’idée de travailler sur la notion de peur et ce tag représente le meilleur résumé de ce que pouvait être la peur et que le 14 janvier nous a permis de la chasser. - Quels sont les choix techniques et esthétiques que tu as utilisés ? Durant les jours encore troubles qui ont succédés au 14 janvier, les opérateurs étaient pris, j’ai travaillé principalement avec Hatem Nachi, puis il était parti sur d’autres engagements. J’ai alors fait appel à d’autres opérateurs qui n’étaient pas toujours disponibles. Il m’est arrivé de prendre moi-même la caméra parce que l’urgence me dictait la nécessité d’une réponse immédiate et viscérale, car ayant retrouvé ma dignité de citoyen, je me devais de reprendre aussi ma dignité de cinéaste. C’est avec cet esprit que je suis sorti le 14 janvier qui nous a libéré tous.  le temps 21/5/2011

présence tunisienne à cannes

Publié le 19/05/2011 à 13:01 par observatoire-medias-tunisiens Tags : 2010 nuit film cadre concours vie
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Présence tunisienne à la 64ème session du festival de Cannes Une participation remarquée De notre envoyée spéciale Neila Gharbi - Trois générations de cinéastes sont honorées, cette année à Cannes : Tahar Cheriaâ fondateur des JCC, à titre posthume ; Nouri Bouzid, dont le film « l’homme de cendres » a constitué un tournant dans le cinéma tunisien des années 80 et Moura Ben Cheikh, pour la première fois à Cannes avec un long documentaire sur la révolution tunisienne « Plus jamais peur ».
  Tahar Cheriaâ, le père du cinéma tunisien et fondateur des Journées Cinématographiques de Carthage, décédé en 2011 à un mois de la révolution tunisienne, n’a pas eu la chance d’assister au soulèvement populaire qui a chassé le dictateur. Mais combien il aurait été heureux de vivre cette révolution des jeunes qui a libéré le pays, lui qui sa vie durant a bataillé pour libérer les cinémas arabes et africains du joug de monopole américain et assuré leur promotion sur la scène internationale.   Une journée hommage a été organisée par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) avec le concours de la Chambre nationale des producteurs de films et le nouveau bureau de l’Association des cinéastes tunisiens au cours de laquelle ont été projetés de longs extraits du long métrage documentaire « Tahar Cheriaâ, à l’ombre du baobab » réalisé par son fils spirituel Mohamed Challouf et l’attribution à titre posthume de la « Médaille Léopold Sedar Senghor » remise à son fils ainé Kaiser Cheriaâ, en présence de plusieurs de ses compagnons de route dont Férid Boughedir, animateur de cette cérémonie et Tawfik Salah dont les films « Les rebelles » (1968) et « Les dupes » (1972) ont connu un succès certain dans les pays arabes grâce à Tahar Cheriaâ. Nouri Bouzid, l’un des cinéastes tunisiens le plus connu sur la Croisette depuis 1986 où il a présenté son premier long métrage dans le cadre de la section « Un Certain Regard », a été décoré par Frédéric Mitterrand, ministre français de la Culture, des insignes de Chevalier de la légion d’honneur, a exprimé son émotion lors de son intervention invitant à « ne plus jamais avoir peur ». L’auteur de « Sabots en or », «Bezness », « Bent Familia » et « le dernier film » a été récemment victime d’une agression dans la rue de la part d’un extrémiste. En 2010, son scénario « Mille feuilles », qui traite de l’intégrisme religieux, a bénéficié d’une aide à la production. Outre le pavillon du Village International où sont exposés les films courts et longs métrages tunisiens et les projections de certains films dans le cadre du marché du film, cette année la révolution tunisienne est à l’honneur à travers le long métrage documentaire « Plus jamais peur » de Mourad Ben Cheikh, sélectionné dans la section « Séances spéciales ». Ce film a été tourné dans l’euphorie de la révolution au lendemain de la chute du régime de Ben Ali. Il sera projeté en avant-première, le 20 mai, devant une délégation tunisienne composée de plusieurs cinéastes et journalistes de la presse écrite et audiovisuelle. Produit par Cinétéléfilm, « Plus jamais peur » relate les événements du 17 janvier 2011. Trois personnages : l’avocate Radhia Nasraoui, la blogueuse Lina Ben Mhenni et un citoyen parmi ceux qui ont protégé leurs quartiers de jour comme de nuit des voleurs et des criminels. Son réalisateur Mourad Ben Cheikh a déjà à son actif, quelques courts métrages de fiction dont le plus connu est « Le pâtre des étoiles ». Il prépare également un long métrage de fiction intitulé « Ali Raïs » pour lequel la commission d’aide à la production lui a accordé une subvention. « Plus jamais peur » sortira sur les écrans tunisiens à partir du 23 mai.

le temps 19/5/2011l


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