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portrait- journalistes

Wael Toukabri- profil de journaliste

Publié le 20/04/2012 à 12:24 par observatoire-medias-tunisiens

ss Story

Wael Toukabri : L’art de faire parler de l’essentiel, en tout sourire

2012-04-18

646 Visites
Wael Toukabri : L’art de faire parler de l’essentiel, en tout sourire

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Ipsiste, fils d’Ipsiste, Wael Tokabri, 26 ans, a la communication qui coule dans les veines. L’écouter sur Shems FM, dans « Malla Nhar » ou le voir officier sur Ettounisya dans « Hiwar Khass », c’est savourer une intelligence vive qui se confirme de jour en jour, face à de grands ténors de l’actualité. Dans une parfaite répartition des rôles avec Soufiane Ben Farhat, il sait garder le recul nécessaire et le sourire engageant pour faire parler les invités, articuler les différentes séquences et aller encore plus en profondeur.

De son père, feu Slaheddine, qui avait longtemps travaillé à l’Agence Tunis Afrique Presse, Wael a hérité le don de la belle plume, dans la rigueur et la précision du journalisme d’agence qui vérifie tout et cherche toujours à attribuer chaque information à une source fiable. Mais, aussi, l’humilité et la volonté d’apprendre chaque jour davantage. Après le bac, il était tenté de faire médecine, comme son frère, et devait alors s’expatrier en Algérie, alors encore en ébullition en 2002. Il finira par succomber à ses premières amours, la communication, et ira à l’IPSI. Dès ses premières années, il se lancera en parallèle, sur RTCI (2006), puis au journal télévisé français de l’ancêtre de Watania1, à 23 heures (2007-2009) et parviendra malgré tant d’occupations à réussir sa maîtrise.

Pour sujet de mémoire, il avait choisi d’analyser la stratégie interactive de la campagne électorale de Barack Obama. Un sujet qui lui avait permis de comprendre l’impact du web et de saisir les subtilités du marketing politique. Déjà, il avait effectué des recherches sur le lobbying, ce qui avait ouvert ses yeux sur les stratégies d’influence et leurs techniques, une bonne préparation pour décoder un paysage politique.

La radio interactive

Repéré par Nessma TV, Wael sera embarqué sur Ness Nesma, dès 2009, et y exercera son talent, notamment dans les émissions spéciales consacrées au Festival d’Hammamet, la CAN, l’Open Tennis et autres. Août 2010, il ne résistera pas à l’appel de Shems FM pour contribuer activement à la naissance de cette nouvelle station radiophonique qui se veut encore plus branchée. «La radio, dit-il, c’est une expérience unique. On prend l’antenne de manière simple et conviviale, sans passer par la loge du maquillage, comme à la télé. En direct, on suit la réaction des auditeurs qui nous envoient des mails et des tweets.

C’est extraordinaire comme sensation que de constater qu’on vous écoute, grâce à la retransmission sur le web, en Sibérie, ou en Australie. L’adrénaline monte et le sens du respect de l’auditeur et de la responsabilité du message augmente. Même si l’humour est toujours de mise et l’inattendu vous surprend au tournant ».
Wael a mille et une histoires cocasses à raconter. La plus belle est sans doute celles de Brahim Gassas, élu de Kébili à la Constituante qui, lors d’une interview en direct, reçoit sur son portable gardé activé un appel de sa femme. Il faut imaginer alors l’échange téléphonique entre le couple Gassas.

Le pari gagné de Sami Fehri

La radio accompagne et la télé accapare, nous a-t-on appris. Et voilà Wael nostalgique des plateaux, tout en cultivant sa prestation radio. Il rejoindra en octobre 2011 Ettounisya pour une émission en profondeur «Hiwar Khass». Au départ, le choix judicieux de Sami Fehri était d’inviter ceux qu’on ne voyait pas alors sur les autres chaînes : Abdelfettah Mourou, Kamel Morjane, etc. Avec en coéquipier, Nasreddine Ben Hadid, il avait essayé d’en faire ressortir le maximum. Pari gagné ! Bien que la chaîne soit en phase expérimentale et que son audience soit alors naissante, l’émission fait tabac et Wael y gagnera ses galons. L’arrivée à ses côtés de Soufiane Ben Farhat apportera un plus. Il ne s’agit plus de présenter pour la première fois des personnalités politiques, mais d’aller plus loin avec elles en mettant en perspective leurs visions et leurs actions. Si chaque média conserve sa spécificité, celle de la télévision se distingue par sa charge émotionnelle. Combien de fois Wael et Soufiane ont vu couler des larmes des yeux de leurs invités?

Lorsque Ismail Sahbani évoque la sauvage torture qu’il avait subie lors de son arrestation, après le 26 janvier 1978. Quand Sahbi Atig se remémore son arrestation et ses 16 ans de prison ou encore quand Omar S’Habou revient sur ses souffrances et son endurance. Mais, il y a aussi ces batailles rangées entre Soufiane Ben Farhat et nombre d’invités. Là, Wael doit intervenir, en choisissant le bon moment et la bonne sortie apaisante.Une maîtrise qui s’affûte, se confirme et s’annonce encore plus prometteuse. Wael Toukabri sait qu’il a encore un long chemin à parcourir sur cette voie, en gardant scrupuleusement son indépendance et en exerçant pleinement son statut de journaliste irrévérencieux.

nejiba hamrouni madame liberté de la presse

Publié le 29/06/2011 à 00:48 par observatoire-medias-tunisiens Tags : femme article travail fille internet
Tunisie : Néjiba Hamrouni, "madame Liberté de la presse"

 
Cette quadra qui n’a jamais transigé avec ses convictions a été élue, le 13 juin, présidente du Syndicat national des journalistes tunisiens.
 
Elle a le regard franc de ceux qui portent des projets, alors que ses traits reflètent encore les épreuves endurées durant les deux dernières années. Néjiba Hamrouni est la première femme à être désignée par ses pairs à la présidence du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). Cette fille du Sud hérite de la lourde tâche de veiller au respect de la liberté de la presse dans un environnement qui en fait l’apprentissage et négocie une délicate période de transition. Après huit ans passés au quotidien de langue arabe Assabah, Néjiba aurait pu se contenter de son poste de rédactrice en chef de la revue Cawtaryat, publiée par le Centre arabe d’étude et de formation de la femme (Cawtar), mais cette quadragénaire va toujours au bout de ses convictions.
 
Simple adhérente de l’Association des journalistes tunisiens (AJT), elle devient, en 2008, membre chargé des libertés de la presse, puis trésorière du tout premier Syndicat national des journalistes, qui n’a pas attendu le 14 janvier 2011 pour réclamer et défendre la liberté d’expression. En rendant public, en 2009, un rapport dénonçant les problèmes de la profession, le syndicat s’attire les foudres de l’ancien régime. Surveillée, maltraitée, Néjiba Hamrouni ne cesse, envers et contre tous, de dénoncer le musellement de la presse, déclarant à des médias étrangers qu’« on ne peut pas écrire ni publier librement. Des journaux sont régulièrement interdits de parution, des sites internet sont bloqués, des journalistes sont harcelés, empêchés de travailler, mis sur écoute, arrêtés, traduits en justice, parfois malmenés physiquement ».
 
Dossiers chauds. Représentant le syndicat au sein de la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, Néjiba planchera sur les conditions de travail des journalistes, les salaires, la formation, le respect des conventions collectives, l’indépendance des comités de rédaction, ainsi que sur les négociations avec le tout nouveau ­syndicat des patrons de presse. Quatre dossiers requerront toute son attention : les finances du SNJT ; les droits syndicaux ; la rupture des médias nationaux avec les pratiques de l’ancien régime ; le respect de la liberté de la presse
 
Source: "Jeune Afrique" Le 27-06-2011
Lien: http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2632p021.xml0/media-president-corruption-electiontunisie-nejiba-hamrouni-madame-liberte-de-la-presse.html

khmaies boubtane star du web

Publié le 17/06/2011 à 20:22 par observatoire-medias-tunisiens Tags : femme travail fille vie actualité

Vendredi, 17 Juin 2011 07:00

Khemaïes Boubtan, la nouvelle star du web tunisien

 

«Les missiles des pro-Kadhafi ne me font plus peur, je m'y suis habitué» affirme Khemaïes Boubtan, le journaliste vedette de Facebook. Qu'il soit vêtu d'un chapeau artisanal, ou d'un gilet pare-balle, l'essentiel pour lui est de traquer l'info. C'est dire que notre Batman national reste sur le qui-vive...sans coup férir!

khemaies1Khemaïes Boubtan, le correspondant de notre première chaîne nationale sur les frontières Tuniso-libyennes monte en puissance sur Facebook. Certains en sont même arrivés à l'affubler du sobriquet «Khammous Batman», un dénominatif qui rime avec les consonances de son patronyme. La nouvelle star du web tunisien est un journaliste qui a récemment fait irruption dans le journal de 20h d'Al Wataniya 1 en marge des affrontements sanglants entre les fidèles de Kadhafi et les forces rebelles sur la démarcation de la région de Dhehiba. Ses reportages télévisés sont furieusement suivis par les Tunisiens. Et immédiatement rediffusés et partagés à coup de clics sur les réseaux sociaux. «Une fois, alors que je déambulais dans les rues de Mednine, une fille de moins de 3 ans m'a interpellé pour s'enquérir de la situation de nos zones frontalières. Ceci dénote le grand intérêt que porte les citoyens sur l'actualité du pays, à cette nouvelle ère» déclare fièrement Khemaïes Boubtan au quotidien arabophone Assabah.

De «Al Mindhar» à la démarcation de Dhehiba

Et notre Batman national n'est pas né de la dernière couvée. C'est en 2000 qu'il a rejoint la division d'informations à l'établissement de la télévision nationale, il cumule également à son compteur plusieurs années d'expérience au sein de l'équipe rédactionnelle du dossier hebdomadaire culte «Al Mindhar». Il occupe actuellement le poste de directeur de l'unité de production audiovisuelle à Tataouine. Mais depuis que l'actualité s'est enflammée dans la région sud par le tir des missiles libyens sur le territoire tunisien, Khemaïes a renoué avec le travail sur le terrain.

khemaies2

Ainsi s'est-il retrouvé en plein champ de bataille, aux aguets de l'info et au péril de sa vie. «Nous sommes constamment exposés au danger, les conditions dans lesquelles on travaille sont trop hasardeuses, rien n'est prévu à l'avance. Des missiles sont tombés à trois reprises à quelques encablures de notre régie, mais ceci ne nous fait plus peur maintenant, on s'y est habitué» assène Khemaïes Boubtan. Notre reporter est décidemment au four et au moulin (si si, et il lui est même arrivé de pétrir le pain avec une vielle femme au J20), arborant tantôt un casque militaire avec le gilet pare-balles qui va avec, tantôt le sarrau servant de tunique médicale, tantôt le couvre-chef artisanal des sudistes. Mais l'habit ne fait pas le moine, l'essentiel est ailleurs, et il le sait : «Rien ne vaut plus qu'une couverture médiatique de qualité» remarque-t-il. C'est dire qu'il reste sur le qui-vive...sans coup férir!

khemaies

«Khammous» sur les pas de Habib Ghribi?

Aux yeux de la communauté cybernétique, Khemaïes Boubtan représente désormais un véritable emblème de l'héroïsme journalistique. Il a même eu les honneurs dans une vidéopubliée par la page captain khobza, connue pourtant pour son sarcasme plutôt grinçant vis-à-vis des chefs de partis politiques. Sans parler de la page fan qui lui est dédiée, et qui regroupe plus de 31 mille groupies. Quitte à se demander maintenant si «Khammous Batman», fort de la légion d'internautes qui le soutien solennellement sur la Toile, est en passe de devenir le nouvel Habib Ghribi, illustre reporter de l'émission «Jawez safar» qui a fait date à l'époque sur nôtre chaîne nationale...

ridha kefi- kapitalis

Publié le 12/05/2011 à 12:57 par observatoire-medias-tunisiens Tags : image bonne chez article création cadre carte papier afrique
Interview de M. Ridha Kéfi patron de Kapitalis et membre de l’INIRIC
Publié le 11/05/2011 par souk-elmedia

Ridha Kefi
M. Ridha Kéfi – Image Souk el Media

Il y a quelques semaines, un moment avant le début de l’atelier de l’INIRIC concernant l’attribution des fréquences (dont le compte-rendu est ici), j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec M. Ridha Kéfi. J’ai pu lui poser, ainsi, quelques questions sur l’état des lieux de la presse  électronique en Tunisie.

Ridha Kéfi est aujourd’hui membre de l’Instance Nationale Indépendante de la Réforme de l’Information et de la Communication. Mais avant cela, il est journaliste, ancien correspondant de Jeune Afrique à Tunis, ancien rédacteur en chef de « L’Expression » (écarté à cause de pressions politiques en 2008) et fondateur/patron de Kapitalis.com.

 

Souk el Media : Si Ridha, votre rôle dans l’INIRIC est, je suppose, axé sur la presse. Quel est aujourd’hui, en quelques mots, l’état des lieux de la presse électronique

Ridha Kéfi : Effectivement, mon rôle dans l’Instance est porté sur la presse sur support papier ou électronique même si en ce moment nous sommes tous assez pris dans le comité par l’audiovisuel. C’est un sujet chaud et urgent en ce moment.

La presse électronique s’est développée en Tunisie hors cadre juridique et malgré un rôle de plus en plus grandissant, il y a encore aujourd’hui un problème de manque de reconnaissance. En effet, d’un côté, nous avons une bonne croissance de l’audience, et de l’autre, la part dans le gâteau publicitaire reste faible. Les journalistes électroniques n’ont, par ailleurs, pas accès à la carte de journaliste par conséquent ils n’ont pas la possibilité de couvrir certains évènements comme, par exemple, la carte de journaliste sportif et l’accès aux stades. Heureusement, cela commence à évoluer. Les journalistes électroniques sont de plus en plus invités aux points de presse, etc…
Il va falloir mettre la presse électronique au même pied égalité que la presse écrite.

Souk el Media : En Tunisie, nous avons une séparation nette entre la presse électronique et la presse papier. Peu d’organismes sont présents sur les deux supports d’une manière équivalente. (cf. article : Notre presse écrite a-t-elle déjà perdu la bataille du numérique?) Est-ce que notre modèle est intrinséquement différent du modèle européen/américain où les historiques papier sont très fortement présents sur le net?

Ridha Kéfi: En Tunisie, nous sommes encore en phase de transition. Nous avons plus ou moins 2 à 3 ans de retard par rapport aux modèles étrangers. Nous connaîtrons certainement prochainement la même mutation. Dans le milieu, des interrogations font jour sur une possible synergie entre les deux secteurs et les journaux papier essaient de développer une offre électronique.

Il faut aussi définir l’identité de cette presse : il y a toujours chez le public une certaine confusion avec les autres médias électronique (blogs…). Et cela ne facilite pas le partage des tâches entre les différents acteurs.

Souk el Media : On peut regretter l’usage très peu développé de supports autres que l’écrit (vidéo/son) sur les sites de la presse alors que les collègues étrangers ou ceux d’autres médias n’hésitent pas à mixer leur support « coeur de métier » avec des outils multimédias. (les radios comme Mosaïque ou Express qui proposent des podcasts vidéo…)

Ridha Kéfi : Il y a certain sites qui recourent de plus en plus à la vidéo. Il y a des débuts sur des sites de presse électronique plutôt orientée culture/divertissement comme Tuniscope et Tunivisions. Il faut plus de moyens et plus de temps pour que cela se généralise. Avec plus de moyens, on peut avoir des moyens techniques plus adéquat, un meilleur hébergement… Je pense que nous allons connaître ce virage prochainement. Les choses comment à bouger.

Souk el Media : Si Ridha, vous êtes à la tête de Kapitalis qui est à la base un site d’actualité économique. Kapitalis, comme ses collègues BusinessNews et WebManagerCenter, a connu après le 14 janvier un recentrage vers la politique et l’actualité généraliste. Qu’en est-il de ce phénomène?

 

 

 

 

 
 

Logo Kapitalis

Logo de Kapitalis.com

 

 

 

Ridha Kéfi : Avant tout, je me dois de rappeler rapidement le contexte de la création de Kapitalis. Avant Kapitalis, j’ai presque exclusivement exercé mon métier de journaliste dans la presse support papier. A l’époque de Ben Ali, j’ai été un journaliste interdit et donc j’ai été empêché de publier un journal papier le jour où j’ai souhaité le faire. Or il existe en Tunisie, un vide juridique par rapport à la presse électronique et exercer mon métier de journaliste m’est un besoin vital. Par conséquent, j’ai décidé de créer Kapitalis sur le net. Avec Kapitalis, on a choisi de donner l’impression d’un journal économique (même avec le nom). C’était une diversion. Et dès le début, l’orientation du journal était globale mais discrètement puisque l’économie touche, d’une manière ou d’une autre, à tous les autres sujets.

Après le 14 janvier, les choses se sont faites de manière progressive et le site est (re)devenu généraliste comme il a du l’être dès le début. Concernant les collègues de BusinessNews et de WebManagerCenter, l’orientation économique est un choix dès le départ. S’ils abordent des sujets généralistes et politiques aujourd’hui, c’est certainement à cause du contexte actuel : l’économie est passée au deuxième plan dans le traitement de l’information et dans les préoccupations du citoyen.

taoufik ben brik- interview

Publié le 03/05/2011 à 23:21 par observatoire-medias-tunisiens Tags : element blog merci image bonne femme 2010 chez belle france fond enfants travail animaux livre carte papier annonce paysage livres chiens fantastique

ue«Le journaliste est un hors-la-loi !»

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«Le journaliste est un hors-la-loi !»

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Taoufik Ben Brik a bien voulu s’extirper de sa retraite pour nous livrer ses sentiments sur ce qui agite son pays depuis le 17 décembre 2010 et l’immolation de Mohamed El Bouazizi, «ce guerrier du trottoir» comme il l’appelle.
«Le journaliste est un hors-la-loi !»

Propos recueillis par Mustapha Benfodil

 

Vêtu d’un «dengri», un «shanghai» noir, habit populaire en Tunisie, Taoufik Ben Brik a bien voulu s’extirper de sa retraite pour nous livrer ses sentiments sur ce qui agite son pays depuis le 17 décembre 2010 et l’immolation de Mohamed El Bouazizi, «ce guerrier du trottoir» comme il l’appelle. Poète, écrivain, journaliste «en exil» même s’il vit à Tunis, lui qui publie un peu partout (le Courrier international, Libération, le Monde, le Nouvel Observateur, la Croix, etc.), Taoufik Ben Brik est surtout connu pour avoir été un opposant notoire à celui qu’il surnomme «Zaba» ou encore «Ben Avi».

Un guérillero de la première heure. A lui seul, c’est un haut symbole de résistance à la «dictature de proximité», comme il dit de Ben Ali et ses «3P» (la police, la pègre, le parti). On se souvient particulièrement de sa grève de la faim de 42 jours entamée le 3 avril 2000 pour dénoncer les graves atteintes aux droits de l’homme en Tunisie. Personnage haut en couleur, féroce, attachant, le verbe haut, caustique, chambreur, grillant cigarette sur cigarette, il nous parle de «son» 14 janvier qu’il relate, du reste, dans un livre-événement, son 10e : Tunisie, La Charge. Il nous fait part également de ses désillusions et de ses colères de journaliste.A 50 ans, il n’a rien perdu de son impertinence créatrice. Langue de bois connais pas…

- D’abord, comment avez-vous vécu, Taoufik Ben Brik, cette incroyable journée du 14 janvier ? C’est un peu le couronnement de votre combat contre le régime de «Zinochet»…

Je l’ai vécue comme la plupart des Tunisiens. J’étais devant le ministère de l’Intérieur. En fait, j’étais là comme observateur, comme journaliste. Je devais faire un papier sur ça.

- Honnêtement, vous attendiez-vous à une chute aussi brutale de Ben Ali ?

J’étais sûr que ce jour-là il partirait. Tout était là pour dire qu’il va foutre le camp. Il faut souligner que cette révolution n’a pas été voulue seulement par le peuple. Elle a été voulue avant par le système lui-même parce que Ben Ali a commencé à désorganiser le système. C’est comme si dans le système solaire, la lune fait ce qu’elle veut, Saturne fait ce qu’il veut… En Tunisie, il y a toujours un ministère et son ombre. Il y a le ministère de l’Intérieur, et au Palais de Carthage, il y a des ministères de l’Intérieur. A chaque clan, son ministère. Le «système Ben Ali» voulait se débarrasser de Ben Ali. Il était devenu un caillou qui faisait grincer la machine, et il fallait s’en débarrasser. Il faut savoir que le système Ben Ali est une constellation organisée autour des «3P» : la pègre, la police, le parti et tout autour, il y a d’énormes satellites. Il ne faut pas oublier que l’Amérique a toujours été là, de même que la France, à travers leurs services de renseignements. Moi je crois que Ben Ali a carrément été poussé pour commettre la gaffe qu’il ne fallait pas, c’est-à-dire les tueries, surtout celles de Tala et de Kasserine. Personnellement, je suis persuadé qu’ils ont marchandé avec lui, et ça, je l’ai écrit. Ce n’est pas seulement l’armée, la police ou les grands conspirateurs de l’Etat. Les Etats-Unis et la France aussi étaient dans le coup. Ils ont marchandé. Ils lui ont donné un milliard et demi et sa femme a foutu le camp avec. La plupart de ses gendres ont quitté le pays avant le 12 janvier.

- Toujours est-il que l’événement détonateur aura été l’immolation d’El Bouazizi. Le pays était sur une poudrière, le peuple tunisien était déterminé à en découdre, toutes ces villes de l’intérieur, «portuaires de la révolution» selon votre formule, et auxquelles d’ailleurs vous dédiez votre dernier livre…

C’est vrai que les gens tendent aujourd’hui à minimiser cette étincelle. Tout d’un coup, les gens qui étaient couards deviennent des vaillants et des braves. Il fallait aller au-delà de la peur parce que s’immoler, ce n’est pas à la portée d’un petit bourgeois scolarisé qui a sa villa à Gamarth. D’ailleurs, il ne s’est pas immolé chez lui, il l’a fait sur la place publique. C’est donc un acte public, c’est un acte qui a un parfum de religiosité. Une religiosité non pas «religieuse», mais une religiosité lumineuse, bouddhiste presque. S’immoler, c’est une façon de dire : Voyez, moi, je suis capable de me faire encore plus de mal que le mal que vous comptez me faire. Donc je peux aller plus loin dans la souffrance.Le peuple n’en pouvait plus. Ben Ali a enlevé toute humanité aux Tunisiens. Il les a rendus lâches, mouchards, minables. Il a fait de nous des animaux enfermés dans une réserve immense. Il faut dire qu’on ne s’est pas soulevés seulement contre Ben Ali mais aussi contre l’Etat. L’Etat pour les Tunisiens, c’est un poste de police, un tribunal et une prison. Moi je n’ai connu que ça.

- Vous êtes un symbole de résistance au régime répressif de Ben Ali. Vous avez longtemps porté quasiment seul le fardeau du peuple tunisien. Le 14 janvier, vous ne vous êtes pas dit je ne suis plus seul, tous les Tunisiens sont désormais des Taoufik Ben Brik ?

Non, non, au contraire. Je me suis senti bien seul ce jour-là. C’est que, avec le départ de Ben Ali, je perds ma muse. J’ai écrit des tonnes d’articles sur lui, des livres sur lui. J’avais quelqu’un sur qui déverser ma haine. La haine, on ne peut pas la réserver à n’importe qui. Du coup, changer de sujet m’est très difficile. Moi je n’ai écrit que sur Ben Ali pratiquement. Je m’identifie un peu aux humoristes américains, Bruce Lenny, Woody Allen… Pour eux, les présidents sont de bons clients. C’est après tout notre travail. Le président, il faut le démolir, le ridiculiser. C’est une façon de le rendre humain. Surtout que nos présidents à nous deviennent… je ne sais pas comment… «El Presidente». Ils ne restent pas des Présidents. Ils gonflent et deviennent tout d’un coup des Nosferatu, des anthropophages, des Hannibal L’Eclair. Ils se délectent de notre chair vive. Maintenant, je n’ai plus de véritable sparring-partner. Je suis comme ces lutteurs Sumo, il me faut des poids lourds. Là, la prise est maigre. Ce sont tous des poids mouches, avec ces Ghannouchi, Caid Sebsi, etc.

- On vous a d’ailleurs reproché d’avoir rabaissé Yadh Ben Achour…

Je dis ce que j’ai à dire, et eux, ils font ce qu’ils ont à faire. Pourquoi, je leur dois quelque chose ? Wella chaddine aliya esma la tih (ils empêchent le ciel de me tomber sur la tête ?). Mon travail, c’est d’en découdre avec le système. Eux, ils sont de l’autre côté de la palissade. Moi, je suis comme une sentinelle, une vigie, un sniper. Tu passes, je tire. Aux autres de faire l’éloge de ces messieurs. Alors, au moins qu’on me laisse ça. Je suis seul à cet exercice, qu’on me fiche la paix ! Tout le monde fait l’éloge de Yadh Ben Achour (président de l’instance supérieure de la réforme politique, ndlr). Ils disent de lui que c’est un type respectable, de bonne famille. La belle affaire ! Est-ce qu’on a besoin d’un type respectable, de bonne famille, bourgeoise, hautement bourgeoise ? Les seuls qui ont fait la révolution, ce sont les enfants de la balle, c’est les pieds nus, ceux qui ont chargé Tunis capitale à main nue. C’est les habitants des cités poudrières, c’est des villes entières qui ont marché comme Kasserine, villes portuaires de la révolution.Les véritables guerriers de cette révolution restent aux aguets, restent en dehors, le sabre brandi. Les autres, ils ont déjà remis leurs armes en échange de «bassboussettes». Moi ils m’ont approché, ils veulent me caser. Mais je ne vais jamais me caser ! Je ne suis allé voir ni Ghannouchi ni ce Béji Caid Sebsi. Ce ne sont pas eux qui ont fait la révolution. J’ai un mépris incommensurable pour ces gens-là. Il nous faut des Evo Morales, des Lula, des gens qui nous ressemblent. Il faudrait des gens qui ne portent pas de cravate.Cette révolution, personne ne la voit comme une révolution unique et exclusive. Pourtant, c’est une révolution énorme. Elle a bousillé la planète entière, a fait marcher une nation entière de l’Atlantique à l’océan Indien. Les gens ne voient pas que nous avons fait une révolution qui est meilleure, qui précède toutes les autres révolutions. C’est une révolution du XXIe siècle faite par des hommes du XXIe siècle par les moyens du XXIe siècle, avec un esprit du XXIe siècle. Et cette révolution ne peut pas être encadrée par un cours de droit constitutionnel. Mais on s’en fout de la loi ! La loi vient toujours pour encadrer le hors-la-loi. La révolution, c’est cette belle anarchie, ce chaos formidable et splendide qu’on veut enterrer.

- Vous avez annoncé votre candidature à l’élection présidentielle. Quel sens donner à cette annonce ? C’est de l’ironie, de la provocation… ?

Avant tout, c’est pour désacraliser la fonction présidentielle. Si Taoufik Ben Brik peut prétendre à se porter candidat à la Présidence de la République, alors tous les citoyens tunisiens peuvent le faire. Pour le reste, je dirais juste : «Wait and see et Yes we Can !» (rires).

- Vous estimez que le métier de journaliste n’existe pas en Tunisie pour avoir été banni sous Ben Ali, et vous vous présentez comme un «journaliste en exil», même si vous vivez à Tunis…

Dites-moi, est-ce que je peux parler, est-ce que je peux écrire ici ce que je suis en train d’écrire comme je le fais en France ou même en Algérie parfois ? C’est impossible à faire ici.

- Pourtant, après le 14 janvier, les journaux tunisiens se sont lâchés…

Au fond, c’est un problème qui ne concerne pas que la presse. Le système Ben Ali est toujours là. Il est même resplendissant et flamboyant. On n’a rien arraché, ni le pouvoir soldatesque et l’armée ni rien du tout. On n’a pas le baroud, on n’a pas les «flouss» (l’argent), on n’a pas la justice, on n’a pas l’administration et on n’a pas la presse.

- Avez-vous été approché par des journalistes qui vous dénigraient sous Ben Ali pour demander pardon comme l’a fait Abdelaziz Jeridi qui a carrément fondu en larmes devant Sihem Bensedrine ? Par ailleurs, il y a le cas de Mohamed Krichen, le confrère d’Al Jazeera, qui a engagé des poursuites contre les propagandistes de Ben Ali qui le pourfendaient. Etes-vous prêt à tourner la page ? Eprouvez-vous de la haine envers les journalistes qui vous ont sali ?

Non, pas du tout, pas du tout. Je n’ai pas de haine. En fait, ces gens-là, je leur dois quelque part un quart de ma célébrité. Il ne se passait pas une semaine sans qu’il y ait un portrait salé de moi dans leurs journaux de caniveau. D’ailleurs, je deviens triste lorsqu’ils me lâchent un peu. Ils m’ont fait de la publicité, et je leur dis merci.

- Vous disiez donc qu’au fond, rien n’a changé dans la presse tunisienne. Vous ne percevez vraiment aucun changement ? Elle se montre quand même plus critique…

Je ne peux pas croire que des chiens de garde qui ont longtemps été les chiens de garde de Ben Ali deviennent tout d’un coup des chiens errants et enragés. Comment peuvent-ils devenir aussi vite des journalistes vaillants et courageux ? J’aurais préféré qu’ils restent eux-mêmes, c’est-à-dire des gens qui appartiennent toujours à la garde blanche. J’aurais eu pour eux un peu d’estime. Un peu de décence, quand même ! Il aurait fallu que ces gens vident les lieux. Si vous me demandez pourquoi vous ne travaillez pas dans un canard tunisien, je vous répondrais : mais il n’y a même pas de place. Toutes les places sont prises. Il n’y a même pas de strapontin, pas même dans le poulailler. D’ailleurs, je n’ai pas de carte de presse. Je ne peux pas. Je ne veux pas. Pour moi, le journaliste doit rester libre de toute attache.

- Vous refusez d’être encarté, «encravaté»…

Complètement ! Est-ce que c’est la carte de presse qui va attester que Taoufik Ben Brik est journaliste ? Je les envoie chier, et je ne veux pas entendre parler d’eux. La vérité est que je n’aime même pas les côtoyer. Ce ne sont même pas des journalistes. Ils n’ont jamais fait leur métier de journaliste.

- Un nouveau code de la presse est en gestation. La reconfiguration du paysage médiatique tunisien n’a pas besoin d’une loi sur l’information selon vous ?

Pour moi, il faudrait juste calquer l’article 1 (le premier amendement) de la Constitution américaine, c’est tout. C’est le droit à l’expression. En fait, moi, dès qu’on me parle de textes de loi, je me braque. Pour moi, le journaliste est un hors-la-loi. Qu’ils fassent leur loi ! Qu’est-ce que ça veut dire une année ou deux années ou six mois de prison ? On les fait, c’est tout ! En vérité, on les emmerde plus qu’ils ne nous emmerdent. En nous faisant brimer ou emprisonner ou embastiller, ils ne font qu’amplifier notre parole. Nous sommes les hors-la-loi, les bandits d’honneur, de ce siècle. Les poètes de ce siècle. Les poètes d’un écrit éphémère qui atterrit chez le poissonnier, qui sent le poisson après, ou la viande ou les fruits… Le journaliste a une marchandise lumineuse et précieuse. Les autres, à côté, vendent du vent, de la pacotille.

- Avez-vous gardé des séquelles de vos détentions et vos grèves de la faim en prison ?

Je souffre d’une maladie orpheline. Mais, vous savez, il y a des gens qui ont gouverné la planète entière assis sur une chaise roulante.Et si vos lecteurs vous prenaient au mot : «Aux armes les oubliés», ce mot d’ordre qui orne la jaquette de votre livre ?(Rires) Ça serait fantastique ! Je niche au 9e étage d’un immeuble et je baroude avec ma plume comme d’autres baroudent avec le baroud lui-même.

Source El Watan

prix au journaliste soufiane chourabi

Publié le 02/05/2011 à 17:15 par observatoire-medias-tunisiens Tags : annonce femmes
Le journaliste tunisien Sofiane Chourabi : Prix de la liberté de la presse Omar Ouartilane
Lundi, 02 Mai 2011 08:58

 

 

De même, il a été décidé d’instaurer un nouveau prix. Il a ainsi été décerné «à compter de cette année une distinction spéciale à un journaliste pour l’ensemble de sa carrière. Cette reconnaissance a été attribuée, pour l’année 2011, au vétéran du journalisme algérien, Boubekeur Hamidechi, actuellement chroniqueur au quotidien  francophone Le Soir d’Algérie», annonce El Khabar. C’est le 3 octobre 2011, date de commémoration de l’anniversaire de l’assassinat du journaliste Omar Ouartilane, que la cérémonie de remise du prix éponyme aura lieu.

elwatan.com


Le quotidien algérien El Khabar a publié, hier, le récipiendaire de l’édition 2011 du prix de la liberté de la presse Omar Ouartilane.

Cette année, la Tunisie a été mise à l’honneur par le jury, qui a décidé de décerner cette distinction à Sofiane Chourabi, journaliste du pays de la révolution du Jasmin.

«Sofiane Chourabi a dignement incarné l’aspect professionnel ainsi que l’engagement manifesté par le journalisme issu des nouvelles technologies de l’information en Tunisie dans la résistance contre l’arbitraire imposée à toutes les formes de liberté par l'ancien régime de Ben Ali», peut-on lire dans un communiqué.Le jury, présidé par Ahmed Bedjaoui, composé de personnalités issues de différents pays, a pris en considération «le fait que Sofiane Chourabi a exercé son talent en Tunisie, pays pionnier des récents changements démocratiques dans l’espace arabe». Et à travers la consécration d’une seule personne, c’est à des centaines d’autres que le jury rend hommage. «Le jury considère que ce prix distingue toute une nouvelle génération de journalistes et particulièrement les femmes de la profession, qui ont manifesté un courage sans précédent et un savoir-faire exemplaire dans la défense des libertés démocratiques», précise-t-on dans le document.

krichene poursuit en justice jeridi

Publié le 16/04/2011 à 11:47 par observatoire-medias-tunisiens Tags : article image photo 2010 femmes

Tunisie. Mohamed Krichen poursuit en justice Abdelaziz Jeridi

Samedi, 16 Avril 2011 08:02  kapitalis

 


Notre confrère Mohamed Krichen intente un procès en justice à Abdelaziz Jeridi, le directeur du journal ‘‘Al Hadath’’. La presse de caniveau doit rendre des comptes de tous ses abus sous Ben Ali.


Le journaliste vedette d’Al Jazira a annoncé dans une conférence de presse, vendredi, au siège de l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication, qu’il a intenté un procès contre Abdelaziz Jeridi, directeur de deux feuilles de choux vénéneux, ‘‘Al-Hadath’’ et ‘‘Kol Ennas’’, qui s’étaient illustrées, tout au long du règne de l’ex-président Ben Ali, par leurs attaques diffamatoires contre les opposants au dictateur et même contre toute personnalité qui se permettait de critiquer les politiques du despote ou certaines de ses positions.

 

Un dangereux groupe terroriste appelé Al-Jazira
La liste des victimes de M. Jeridi est très longue. Elle compte pratiquement tous ceux qui ont eu maille à partir avec l’ancien régime: les opposants politiques, les militants des droits de l’homme, les journalistes indépendants... Bref, tout ce que la Tunisie compte d’hommes et de femmes libres et intègres.
Mohamed Krichen fait partie de ces irréductibles qui ont refusé de s’acoquiner avec le dictateur et son système clientéliste, au risque de se voir attaqué par ses journaleux, des plumes serviles et qui émargeaient sur ses services.
Le premier article diffamatoire de M. Jeridi à l’égard de Mohamed Krichen a été publié en 1989 par le journal ‘‘Les Annonces’’. Il a eu droit depuis à une dizaine d’autres articles tout aussi calomnieux, dans ‘‘Al Hadath’’ et ‘‘Kol Ennas’’, du même Jeridi. «Tout les ans ou tout les deux ans, j’avais droit à un article diffamatoire dans ces journaux, avec mon nom, ma photo et parfois une caricature me présentant dans diverses postures. Je suis attaqué en tant que journaliste d’Al-Jazira et je suis souvent décrit comme l’un des dirigeants d’un dangereux groupe terroriste appelé Al-Jazira et, à ce titre, attaqué par des missiles journalistiques», ironise Mohamed Krichen.
Pourquoi a-t-il attendu si longtemps avant de se déterminer enfin à déposer une plainte contre son diffamateur? Réponse du plaignant, qui était entouré de ses deux avocats, Me Mokhtar Trifi et Me Chawki Tabib: «Avant le 14-Janvier, les plaintes contre les éditeurs des journaux spécialisés dans la diffamation des adversaires de Ben Ali n’étaient même pas retenues par les tribunaux. Car ces éditeurs émargeaient sur les services de l’ex-dictateur et bénéficiaient d’une sorte d’immunité. Ils étaient protégés par le régime et les juges n’osaient même pas retenir les plaintes qui étaient déposées contre eux», explique Mohamed Krichen.

Qui protégeaient les diffamateurs?
Abdelaziz Jeridi, qui n’a pas vu venir la révolution tunisienne, a commis, le 27 décembre 2010, un article diffamant Mohamed Krichen. Un de trop. L’article, intitulé «Deux faces d’une même monnaie», s’attaquait en des termes pour le moins insultants, à Mohalmed Krichen et Moncef Marzouki, le dirigeant du Congrès pour la république (Cpr), connu pour son opposition virulente à Ben Ali.
L’attaque était lancée au lendemain de la diffusion par Al-Jazira d’une interview de Marzouki réalisée par Krichen. Trop c’est trop. La chute de Ben Ali ayant enfin privé Jeridi et consorts de la protection et de l’impunité dont ils jouissaient depuis vingt ans, le journaliste d’Al-Jazira s’est alors décidé à attaquer son diffamateur attitré en justice.
«A travers ce procès, je ne cherche pas à jouer les héros, à faire briller mon image ou à gagner de l’argent. Je voudrai un procès pour l’exemple, pour qu’à l’avenir ces pratiques cessent», a expliqué Mohamed Krichen. Il a ajouté : «Je voudrai aussi que la justice fasse enfin la lumière sur les dessous de ces pratiques et qu’elle démasque les personnes qui protègent les diffamateurs, qui leur donne des instructions en ce sens ou qui leur écrivent des articles diffamants qu’ils publient en leur nom.

Les «brigades d’intervention médiatique»
«M. Jéridi a avoué récemment dans un entretien à une télévision privé [Attounisiya TV de Samy Fehri, Ndlr] qu’il se contentait de publier des articles qui lui parvenaient. On voudrait savoir qui les lui envoyait: l’Agence tunisienne de communication extérieure (Atce), les services du ministère de l’Intérieur ou un conseiller spécial de l’ex-président», a lancé Mohamed Krichen.
Le procès sera également une occasion pour rappeler aux «brigades d’intervention médiatique», selon l’expression du journaliste d’Al-Jazira, ou aux «milices de l’information», pour emprunter celle d’un autre collègue, Fahelm Boukaddous, que leurs méfaits commis sous Ben Ali ne seront pas oubliés et qu’ils devront aussi en rendre comptes devant une justice devenue indépendante. Enfin, on l’espère…

Imed Bahri

slim amamou raconte son combat

Publié le 09/04/2011 à 19:04 par observatoire-medias-tunisiens Tags : blog bonne 2010 chez fond nuit travail histoire amis voiture

Slim Amamou raconte tout pour Leaders : son combat, son arrestation, la torture psychologique subie, la prison...

 Récit époustouflant que celui que fait pour Leaders, Slim Amamou (Slim 404), l’icône cybernétique de la révolution tunisienne. Comment il est venu à ce combat ? Quelles souffrances a-t-il endurées pendant son arrestation, les cinq jours et nuits passés au ministère de l’Intérieur, sa mise sous écrous à la prison de la Mornaguia, le coup de fil reçu en prison de la présidence de la République pour lui annoncer sa remise imminente en liberté, comment il a regardé à la télé, avec le directeur de la prison, le dernier discours de Ben Ali… Mais aussi comment, une fois libéré, ahuri par l’insécurité régnante ce soir-là, il a voulu retourner passer la nuit en prison, ce qui ne pouvait lui être accordé… Il révèle également, comment il a été appelé pour faire partie du premier gouvernement d’union nationale, pourquoi il a accepté de le faire. Dans les coulisses du nouveau pouvoir, le Secrétaire d’Etat à la Jeunesse, nous raconte ses premiers pas et gestes, son action immédiate pour faire lever la censure sur le web, ses rencontres avec les censeurs, mais aussi ceux qui l’avaient interrogé et surtout, ce qu’il compte faire : « un vrai complot pour la nouvelle Tunisie ! » Quelles sont ses priorités ? Quel est son agenda d’ici six mois ? Compte-t-il continuer à faire de la politique et se présenter aux prochaines élections législatives ? Que pense-t-il du rôle de la communauté cybernétique, de la presse électronique, des médias ? Et comment estime-t-il immuniser cette révolution et la rendre irréversible ? Une longue interview dont nous publions la première partie jusqu’à sa remise en liberté. A lire. Et à suivre ! Au deuxième étage du ministère de la Jeunesse et des Sports, il occupe le bureau qui servait de salle de travail, juste en face de celui du ministre, le Dr Aloulou. Un bureau simple qui donne sur la cité sportive. Slim arbore son uniforme désormais rendu célèbre : jean, veste côtelée, chemise à col ouvert, sans cravate, la barbe de deux jours et des chaussures sportives. Ses outils de travail son là : un ordinateur et un téléphone mobile « surtout pour twitter ». Le reste est dans la tête. Il venait juste de raccompagner un visiteur, demandeur d’emploi, et devait en recevoir d’autres venus sans rendez-vous. « C’est mon job, ici au ministère ! Recevoir ces gens, les écouter et tout faire pour les aider. L’interview commence.

 Comment faudrait-il vous appeler : M. le Secrétaire d’Etat ? Si Slim ? Slim 404 ?

Slim, tout simplement !

 Vous venez de passer des journées exceptionnelles ?

 Effectivement. Passionnantes, longues, très mouvementées et, nécessairement, épuisantes. Je ne trouve pas le temps de me reposer un seul instant. Je rêve de prendre un peu de répit, mais surtout pas en ce moment

. Comment êtes-vous venus à tout-cela ? A l’informatique, pour commencer. Vos parents sont médecins, vous bifurquez vers l’ordinateur, puis le gsm pour twitter ?

Ce sont précisément mes parents qui m’ont mis à l’ordinateur. Dès ma prime enfance, j’étais déjà féru d’informatique et commencé à apprendre la programmation à 10 ans. Puis, j’y ai fais mes études et créé ma petite entreprise. La première que j’ai cédée, puis la deuxième que je viens de confier à mon associé. En cherchant à recruter des collaborateurs, je me suis mis à aller sur le net pour voir si les candidats qui se sont présentés tenaient un blog, histoire de mieux les connaitre. J’étais surpris qu’ils n’en avaient pas. D’ailleurs, je me suis rendu compte que moi-même aussi. Du coup je me suis mis à blogger. Dès 2007, avec l’arrivée de Twitter, je m’y suis plongé à fond. C’est devenu ma vie.

 Et Sidi Bouzid ?

 Avant Sidi Bouzid, j’ai découvert le poids de la censure qui nous bâillonnait tous ; Avec des amis, notamment Aziz Amamy, Yassine Ayari et d’autres, nous nous sommes lancés dans le combat pour la libre expression, à travers notamment la campagne « Sayeb Salah », les tee-shirts blancs, puis la manifestation avortée du 22 mai 2010. L’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi nous a profondément interpellés. J’ai vu une vidéo postée par un jeune de Sidi Bouzid, qui avait été témoin de cet acte fondateur, participé à une manifestation devant le siège du gouvernement, puis, ahuri de voir tout cela ne bénéficier d’aucune reprise par aucun média. J’ai immédiatement saisi la double urgence, celle de combler ce grand silence et celui de libérer le journalisme citoyen. Rien ne remontait des régions. Rares étaient ceux qui pouvaient s’exprimer. Du coup, nous avions décidé de prendre en charge ensemble ce grand combat. La communauté du net a été superbe. Très vite, tout s’est emballé à une telle vitesse que la censure ne pouvait plus suivre. Je l’ai su par la suite, en rencontrant des spécialistes qui m’ont dit qu’ils en ont été totalement submergés. Du coup, tout le pays a commencé à relayer l’info, et toute la toile commençait à y prêter attention, aux quatre coins du monde. Chacun filmait, postait, commentait, faisait suivre. La censure s’acharnait contre nous tous, sans y parvenir totalement. Le soutien d’Anonymous a été déterminant. En s’attaquant aux sites officiels, il brandissait la menace et détournait leur capacité de nuisance. C’est alors que je fus arrêté et inculpé d’attaques aux sites officiels. Comment s’est faite votre arrestation ? J’étais au bureau lorsque trois agents de police, en civil sont venus me cueillir. Première instruction qu’ils avaient reçue : « il faut lui arracher son téléphone portable ! » Comme s’il s’agissait de l’arme du crime, à saisir immédiatement, les ordinateurs aussi. Bien escorté, j’ai été emmené au ministère de l’Intérieur. Le calvaire commençait ! Menotté, maintenu sur une chaise cinq jours d’affilée, sans le droit de dormir, d’interminables interrogatoires et une forte torture psychologique, très pénible à supporter.

 Comment se sont déroulées ces séances ?

 D’une manière très pro ! Avec tous les ingrédients de l’alternance des bons et des méchants, toutes les formes de pression. One me faisait croire que les miens étaient arrêtés et torturés, juste à quelques mètres de la pièce où j’étais, que d’autres étaient violés. Qu’un médecin avait été appelé d’urgence pour d’ultimes secours et d’ailleurs je voyais passer par la porte entrouverte à dessein, quelqu’un en blouse blanche, trousse médicale en main. Je n’arrivais pas à tenir. J’ai failli craquer, n’était-ce ma forte conviction en mon droit et en la noblesse de la cause que je défendais avec tout le peuple. Par rapport à d’autres amis, j’ai l’impression qu’Aziz et moi n’avions pas été trop malmenés. Peut-être grâce au mouvement de solidarité en notre faveur qui s’amplifiait. Mais, j’ai appris par la suite deux choses : d’abord que nombre des miens qu’on me donnait torturés, voire violés, ne l’étaient pas en fait. Ca c’est la bonne nouvelle. La mauvaise, elle m’a beaucoup bouleversé, c’est que d’autres amis n’ont pas échappé à la torture. Au bout de cinq jours qui me paraissaient interminables, je fus traduit devant le juge d’instruction. J’ai pu alors relire mes déclarations et les corriger. Placé sous mandat de dépôt, on m’a conduit avec Aziz à la prison de la Mornaguia, pour la mise sous écrous.

 Quel accueil vous a-t-on réservé en prison ?

 Je sentais que nous bénéficions tout de même d’une certaine attention. Tous deux avions été relativement traités correctement et placés ensemble dans une grande cellule, réservée aux nouveaux détenus. La procédure veut, paraît-il qu’on aille d’abord, pendant les deux premiers jours, dans des cellules moins encombrées. Puis on s’enfonce graduellement dans l’univers carcéral. On était parmi 30 à 40 codétenus dans une cellule prévue pour 100 personnes, alors que d’autres étaient occupées par 120 à 150 prisonniers. Nous étions avec ce qu’on appelle les Ta’hil, c'est-à-dire ceux qui sont sur le point de purger la totalité de leurs peine, s’adonnaient à des travaux et s’apprêtaient à sortir dans deux à trois mois. Des gens plus calmes, moins agressifs. Aziz et moi découvrons ce monde. On savait que le maximum de peine qu’on encourait était de quelques mois, mais n’avions pas de visibilité quant à notre procès, au verdict qui sera prononcé contre-nous et notre remise en liberté. On suivait l’info à la télé, mais c’était Canal 7, la chaîne gouvernementale qui ne disait pas tout.

 Et alors ?

 Tout s’est accéléré, jeudi 13 janvier. Vers 16h30, le directeur de la prison nous convoque dans son bureau et nous dit : « Ecoutez, le président va prononcer un discours historique et il se peut qu’il contiendra des propos qui seront en votre faveur. Restez-ici auprès de moi et nous allons regarder ce discours ensemble. » Vers 7 heures du soir, il reçoit un appel et me passe le combiné. Au bout du fil, c’est « un responsable de la présidence qui veut me parler. Je n’ai pas bien retenu son nom. Tout de go, il m’annonce vous allez être libérés ! Je n’en croyais pas mes oreilles. Mais, j’avais toute raison de le croire. Et vous avez suivi le discours de Ben Ali, avec le directeur de la prison ? Tout-à-fait ! Ce fut inoubliable. A l’écouter et dès qu’on nous a demandé de partir, j’ai compris que nous avons gagné ! Comme si le discours s’adressait à nous ! Comme si tout ce qu’il a dit était destiné pour nous tous ! J’ai compris par la suite que le peuple avait raison de demander plus et il l’a obtenu, moins de 24 heures après. Comment a été votre sortie de prison ? L’ordre reçu et la levée d’écrou effectuée, une voiture devait nous déposer chez-nous. Mais dès que nous avions franchi la porte de la prison, nous avons vu des barrages et découvert une autre Tunisie. Je ne vous cache pas que j’en étais fortement surpris, et eu beaucoup d’appréhension. Nous étions rentrés en prison sous une Tunisie et nous en sortions sous une autre. Ahuris par l’insécurité régnante, et craignant le pire surtout avec la nuit enveloppante, nos avions demandé à retourner passer la nuit en prison. « Vous plaisantez ou quoi, nous dira gentiment le directeur de prison. Je ne peux pas vous garder. J’ai ordre de vous libérer e non de vous emprisonner. »

 Que faire alors ?

 Je me suis rappelé que nous avons justement un ami qui habite à la Mornaguia. Je l’ai appelé et nous nous sommes agréablement réfugié chez-lui pour passer la nuit, en attendant la levée du jour afin de rejoindre nos familles et surtout nos amis

leaders.com

sami fehri -portrait

Publié le 06/04/2011 à 22:08 par observatoire-medias-tunisiens Tags : 2010 article création divers annonce
Sami Fehri
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Cet article est une ébauche concernant un réalisateur ou une réalisatrice tunisien.
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les conventions filmographiques. Pour plus d'informations, voyez le projet associé.
Sami Fehri
Nom de naissance Sami Fehri
Naissance 7 novembre 1971 (1971-11-07) (39 ans)
Nationalité Drapeau : Tunisie tunisienne
Profession(s) animateur
producteur de télévision
réalisateur

Sami Fehri (???? ??????), né le 7 novembre 1971[1], est un animateur, producteur de télévision et réalisateur tunisien.

Il débute sa carrière comme animateur sur RTCI à la fin des années 1990 [1]. Il s'engage en tant qu'associé dans la société de production Cactus Production, possédée par le groupe Karthago de Belhassen Trabelsi[2], beau-frère du président de l'époque, Zine el-Abidine Ben Ali.

Trabelsi lui permet de devenir, auprès de la chaîne nationale tunisienne, producteur et distributeur de séries et de programmes télévisés. Elle lui sert notamment de tremplin pour produire divers programmes :

  • 2003-2005 : Akhir Karar (programme TV), également animateur
  • 2005-2007 : Dlilik Mlak (programme TV), également animateur
  • 2008-2009 : Maktoub (feuilleton télévisé), également réalisateur
  • 2010 : Casting (feuilleton télévisé), également réalisateur

Après la révolution tunisienne et le départ du président Ben Ali, Sami Fehri annonce la création d'une chaîne de télévision : Ettounsia TV[3].

taoufik ben brik

Publié le 06/04/2011 à 00:43 par observatoire-medias-tunisiens Tags : 2010 femme france bienvenue homme article afrique annonce poème

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Taoufik Ben Brik ou Taoufik Ben Brick, de son nom complet Taoufik Zoghlami Ben Brik[1], né le 9 novembre 1960 à Jérissa, est un journaliste et écrivain tunisien. Il a collaboré à de nombreux journaux francophones et à des agences de presse indépendantes de France (La Croix), de Suisse et de Belgique. Ses articles parus dans l'édition du Nouvel Observateur du 24 février 2007 ont provoqué la saisie du titre en Tunisie. Durant la révolution qui renverse le régime de Zine el-Abidine Ben Ali, il annonce sa candidature à la future élection présidentielle qui doit se tenir au premier semestre 2011[2]. Biographie[modifier] Jeunesse et études[modifier]Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Carrière[modifier]Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Grève de la faim[modifier]Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !Opposant déclaré au régime du président Zine el-Abidine Ben Ali, il décide de suivre une grève de la faim à partir du 3 avril 2000[3] pour protester contre les atteintes aux droits de l'homme du régime tunisien. Ce jeûne dure 42 jours, avant que les autorités françaises ne demandent à leurs homologues tunisiennes de rendre à Ben Brik son passeport. Il est alors admis dans un hôpital de Paris, mais revient à Tunis pour continuer sa critique[4]. Condamnation[modifier]Le 29 octobre 2009 au soir, il est arrêté par la police tunisienne à la suite d'une plainte déposée par une femme se disant avoir été victime d'agression, d'atteintes aux bonnes mœurs et de dégradation de biens[1] lors d'un incident survenu le 22 octobre[5]. Le journaliste passe devant le juge sans ses avocats puis est placé en détention à la prison de Mornaguia[1], à une trentaine de kilomètres de Tunis ; il risque cinq ans de prison au terme de son procès, prévu le 19 novembre[1], devant le Tribunal correctionnel de Tunis. En réaction, Reporters sans frontières et Les Verts français[6] pensent qu'il a été arrêté à la suite d'une « affaire montée de toutes pièces par les autorités pour inquiéter le journaliste, connu pour ses articles critiques à l'égard du président Ben Ali »[7],[8]. Son avocat Ahmed Néjib Chebbi juge qu'il s'agit d'une procédure destinée à le faire taire suite à une série d'articles hostiles au pouvoir parus dans la presse française. Par ailleurs, le ministère français des Affaires étrangères confirme que plusieurs capitales européennes se concertent suite à cet emprisonnement[1]. Mohamed Ghariani, secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique au pouvoir en Tunisie, rétorque le 31 octobre en reprochant à RSF son « manque d'objectivité et son parti pris » dans cette affaire, qualifiant de « grave l'attitude de certaines parties qui considèrent qu'il suffit d'être un activiste pour se prévaloir d'une immunité et se placer au-dessus de la loi »[7]. Wikinews propose des actualités concernant « la condamnation de Taoufik Ben Brik ». Ben Brik est finalement condamné, le 26 novembre, à six mois de prison ferme pour « faits de violence, outrage public aux bonnes mœurs et dégradation volontaire des biens d'autrui »[8]. Son épouse, Azza Zarrad, indique alors s'inquiéter pour son état de santé et déclare ne pouvoir entrer en contact avec lui depuis le procès[9]. Il est ensuite transféré dans une prison de Siliana[10] où l'on apprend qu'il entame une grève de la faim pendant près de dix jours[11]. Le 30 janvier 2010, la cour d'appel de Tunis confirme le jugement prononcé en première instance[12]. Il est libéré le 27 avril de la même année après avoir purgé la totalité de sa peine[8]. Le 16 juillet 2010, Ben Brik publie un poème dans l'hebdomadaire Al Mawkif intitulé Nali[8]. Ben Brik l'explique ainsi « [Nali] signifie la semelle [...] une semelle qui empeste, qui sent le bouc, vieille, trouée, qui laisse pénétrer de l'air et que même un cireur ne réussirait pas à cirer »[8]. Il s'agit en fait d'un portrait du président Zine el-Abidine Ben Ali à qui Ben Brik estime qu'il lui « devait une revanche [...] pour l'avoir laissé en prison pendant six longs mois »[8]. Ce numéro d'Al Mawkif aurait été censuré selon son rédacteur en chef Rachid Khéchana (soit pour ce poème soit pour un autre article, selon Khéchana, bien qu'il ne s'agit là que de « supputations ») alors que le gouvernement indique que « le dernier numéro du journal El-Maoukif a été diffusé normalement »[8].,


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