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Par Feidi, le 20.04.2019
j'espère que, au nom de daesh,
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que les attentats terroristes seront nombreu
Par Au nom de Daesh, le 29.05.2018
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Par angeline, le 08.06.2017
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Par angelilie, le 03.06.2017
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je m'appelle azza ben ammar née 17/04/1965 a menzel bourguiba tunis .a
Par azzabenammar, le 07.12.2015
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Date de création : 18.03.2011
Dernière mise à jour :
10.12.2013
2252 articles
Droit de réponse
04/04/2011
Suite à l’article paru dans le N°1311 du 10 au 16/2/2011 ainsi que les précisions du colonel MAJOR Moussa KHALFI dans le N° 1315 du 10 au 16/03/2011, nous avons reçu de la part de M. Béchir Jarraya, Commandant à la retraite de l’Armée tunisienne le témoignage suivant.
Les Faits
J’occupais la fonction de Commandant de régiment dans le Sud Tunisien, le 20/05/1991, j’ai été convoqué pour une séance de travail dans le quartier général de la Brigade à Bizerte, arrivé sur les lieux, le Commandant de la brigade m’a appris que je suis convoqué par la Direction générale de la Sécurité Militaire à Tunis vers laquelle j’ai été escorté dans l’après midi du même jour. Toujours, le 20 mai vers minuit dans les bureaux de la DGSM, le colonel Moussa Khalfi m’a accusé d’emblée d’avoir participé à un complot intégriste et me traita de traitre. Il ne me posa aucune question, pour lui j’ai été coupable point terminé, la présomption d’innocence il n’en a jamais entendu parler. Face à cette attaque soudaine et injuste, je me suis emporté, je me suis levé et le pointant du doigt, je lui ai demandé comment il osait m’accuser d’une chose aussi grave, mais il n’a pas aimé mon geste, peut-être qu’étant mon supérieur il croyait que tout lui était permis. Fait humiliant, le 21/05/1991 matin dans les locaux de la Sécurité Militaire, on me força à enlever mon uniforme et à la place, on me donna un bleu de travail et une «shlaka». Le même jour, la Sécurité Militaire m’a livré à la direction de la sûreté de L’Etat, au ministère de l’Intérieur où j’ai été humilié et torturé pendant trois jours pour reconnaître avoir participé à une réunion fictive le 06/01/1991 à Barrakat Essahel en vue d’un coup d’Etat intégriste. Le 23/06/1991 et après 34 jours de détention, le ministre de l’Intérieur à l’époque Abdellah Kallel nous a réuni avec d’autres officiers supérieurs dans la salle de réunion du Ministère et nous a expliqué que c’était une erreur, qu’on va être libéré et qu’on va bénéficier d’un repos d’un mois après quoi une décision sera prise pour fixer notre sort. Cette attente a duré presque un an, au cours du mois d’avril 1992, j’ai été convoqué aux bureaux de la Sécurité Militaire à Tunis ou on m’a signifié ma mise à la retraite d’office. Les Constatations La question qui se pose est pourquoi il y a eu ce dérapage ? Pourquoi 200 militaires environ dont une centaine d’officiers qui représentaient l’élite de l’Armée tunisienne ont été accusés injustement de participer à un complot imaginaire ? Pourquoi une fois l’erreur constatée il n’ya pas eu réparation ? A mon avis et c’est malheureux, le Commandement militaire a failli à ces obligations pour les raisons suivantes : 1- Les responsables militaires (le ministre de la Défense, le chef d’Etat Major de l’Armée de terre, le directeur de la Sécurité Militaire) n’ont pas été à la hauteur de leurs responsabilités, ils ont accepté de se subordonner au ministère de l’Intérieur alors que les institutions militaires étaient outillées et habilitées à mener les investigations, à interroger et à condamner s’il ya lieu les fautifs. Ils ont livré des militaires aux tortionnaires de la Direction de la Sûreté de l’Etat sans prendre le temps de s’assurer du bien fondé des accusations portées contre eux. Ces responsables militaires ont aussi failli à leurs obligations parce qu’ils n’ont pas cherché à protéger leur personnel, la Sécurité Militaire qui détient des dossiers sécuritaires sur les responsables militaires et qui connait par détails les faits et gestes de chaque officier, surtout ceux qui occupent des fonctions sensibles, aurait pu facilement et en un peu de temps établir l’emploi du temps des officiers accusés le 06/01 /1991, jour supposé de la réunion suspecte de Barrakat Essahel et prouver ainsi leur innocence. Le commandement militaire à cette époque a failli à ses obligations parce que quand il s’est aperçu du dérapage, il ne s’est pas excusé, au contraire il a persisté dans l’erreur en mettant des dizaines d’officiers à la retraite d’office et en invoquant des motifs de licenciements injustes. Il a failli à ses obligations parce qu’il a instauré un climat de suspicion au sein de l’Armée. Enfin il a failli à ses obligations parce que, par lâcheté, il n’a pas su dire non à des ordres injustes.
Conclusion L’Armée Nationale est une armée républicaine, elle en a fait la preuve maintes fois, et la Révolution du 14 janvier 2011 n’aurait pas eu lieu si le commandement actuel n’a pas dit non quand il a reçu les ordres pour tirer sur le peuple. Malheureusement, le commandement militaire de 1991 n’a pas eu ce courage, il est responsable de cette injustice et doit en répondre
. Béchir Jarraya Commandant à la retraite de l’Armée tunisienne